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Le manque qui cherche la vie : quand l'envie n'est pas ce qu'on croit
Vivencia n°9 sur 33 du cycle Santé Intégrative. Biodanza hebdomadaire à Cugnaux, Toulouse et Gruissan.
Ce qui est troublant avec le manque, c'est qu'il ressemble à un appel. Quelque chose, en nous, réclame. Fort, parfois, avec urgence. On croit alors savoir ce qu'il demande : la substance, le geste, l'objet habituel. Et l'on répond à cet appel avec ce que l'on croit qu'il exige.
Mais si l'on écoute vraiment, on découvre autre chose. Sous le manque, ce n'est pas la substance qui est réclamée. C'est quelque chose de bien plus grand, de bien plus ancien : se sentir vivant, apaisé, relié. La substance n'était que le chemin le plus court vers cela. Cette neuvième vivencia part à la recherche des autres chemins, ceux qui mènent à la même chose, la vie.
Le manque ressemble à un appel
Quand le manque monte, il prend toute la place. Il donne l'impression que sans ce qu'il réclame, rien ne va. C'est ce qui le rend si difficile à traverser : il se présente comme une évidence, comme si la seule réponse possible était celle qu'il désigne.
Or cet appel se trompe rarement sur le fond, et souvent sur la forme. Il sait qu'il manque quelque chose. Il se trompe seulement sur ce qui pourrait vraiment le combler.
Ce que le manque réclame vraiment
Changer de regard sur le manque, ce n'est pas le nier. C'est écouter, sous le cri, la demande réelle.
Pas la substance, mais la vie
Derrière presque tous les manques, on retrouve la même demande de fond : se sentir vivant, apaisé, en lien. La substance offrait cela vite, à portée de main. Mais elle l'offrait mal, et pour un instant seulement, si bien que la demande revenait toujours. Comprendre que le manque cherche la vie, et non la substance, ouvre une autre porte : celle des chemins qui, eux, nourrissent vraiment.
Le désir de vivre vient du corps
Rolando Toro, le fondateur de la Biodanza, parlait d'un désir de vivre qui ne vient pas de la volonté, mais du corps lui-même, de ce qu'il nommait le psychisme cellulaire. Le neuroscientifique Jaak Panksepp a décrit, de son côté, un système cérébral fondamental de la recherche et de l'élan, ce qui nous pousse vers la vie et vers ce qui la nourrit. Ce désir n'est pas éteint. Il est parfois recouvert, réduit à une braise. La bonne nouvelle, c'est qu'une braise peut se rallumer.
Rallumer la source
C'est exactement l'intention de cette vivencia : réveiller doucement le désir de vivre, non par un effort de volonté, mais par le mouvement, le rythme et le lien.
Ce qui se passe dans la salle
La soirée réveille d'abord l'élan. Une ronde, une marche où la vie recommence à circuler dans les jambes, une coordination à deux, la pulsation partagée du groupe, jusqu'à un sommet où l'on danse l'envie de vivre, même petite, même timide au départ. Puis la deuxième partie cherche la source. Un temps d'eutonie pour parcourir le corps et sentir où la vie palpite encore, le bercement où l'on se dépose, les rencontres où l'on reçoit du regard de l'autre ce que le manque cherchait, et une danse à deux où la vie se partage et se réchauffe.
D'autres chemins vers la même chose
Ce que la soirée démontre, dans le corps et non dans les idées, c'est qu'il existe plusieurs chemins vers ce que le manque réclame. Bouger réveille l'élan. Se relier apaise et réchauffe. Le regard d'un autre nourrit le besoin de lien. Ce ne sont pas des chemins plus courts que la substance, mais ce sont des chemins qui, eux, tiennent leur promesse. La vie qu'ils réveillent ne s'éteint pas dès qu'on l'a touchée.
Le fil d'Ariane des 33 vivencias
Nous avançons ensemble. À la n°1, la vitalité. À la n°2, l'écoute du corps. À la n°3, le rythme et le repos. À la n°4, la consolation autrement. À la n°5, les deux faims. À la n°6, la paix avec le corps. À la n°7, le plaisir sans le juge. À la n°8, retrouver ses appuis. Ce soir, à la n°9, nous écoutons ce que le manque cherche vraiment, et nous rallumons le désir de vivre.
Vous êtes ici, à la neuvième étape sur 33. Le parcours va bientôt aborder la fatigue et l'élan, puis l'anxiété et les nuits, avant le lien et le contact, jusqu'à danser sa vie entière.
Ce que vous emporterez
En repartant de cette vivencia, vous emporterez une braise. Pas une flamme éclatante, peut-être, mais la sensation retrouvée que le désir de vivre est encore là, en vous, et qu'il peut se raviver autrement que par ce qui l'épuisait.
Ce travail par le corps et le lien vient en complément d'un suivi, jamais à sa place. Si vous traversez une dépendance, je vous encourage à vous entourer d'un accompagnement adapté.
La fois prochaine, à la vivencia n°10, nous verrons comment, très souvent, ce que nous cherchions dans un produit était en réalité un lien, et comment retrouver l'un sans l'autre.
Vivre cette expérience
La Biodanza en séance hebdomadaire a lieu à Cugnaux, Toulouse et Gruissan. Chaque séance est ouverte, aucune expérience préalable n'est nécessaire, venez comme vous êtes.
Dominique Chausson, psychothérapeute et Professeur Didacticien de Biodanza. Psychothérapie Intégrative Biocentrique, La Spirale du Vivant.
